On a passé au crible deux adresses qui font vraiment référence dès qu’il s’agit d’acheter un tapis berbère authentique. Le mot « spécialisées » n’est pas là pour faire joli : ces enseignes travaillent de vraies pièces nouées main, et non des imitations vendues sous l’étiquette « style berbère », un raccourci marketing qui fleurit un peu partout depuis que la tendance a pris.
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Immi Shop
Envie d’apporter un supplément d’âme à votre intérieur ? La collection d’Immi Shop coche cette case sans forcer le trait. On y retrouve les grandes familles de tapis berbères que les amateurs connaissent bien : Azilal, Beni Ouarain, Talsint, sans oublier les Boucherouite, les couvertures Handira et les Kilim. De quoi couvrir aussi bien un projet déco léché qu’une simple envie de dépaysement dans un coin du salon.
Côté formats, l’offre ratisse large et les prix sont affichés clairement, ce qu’on apprécie pour se projeter. Comptez par exemple autour de 290 € pour une couverture Handira 225 x 117, ou 750 € pour un Azilal 290 x 125. Si vous lorgnez plutôt sur un Beni Ouarain, le 300 x 190 reste la valeur sûre pour habiller un séjour ou une grande chambre : à ces dimensions, un tapis pose littéralement le décor de la pièce.
Un mot sur les Handira, qui méritent le détour. Ces couvertures brodées étaient à l’origine confectionnées pour les mariées berbères, entièrement nouées main par les tisserandes marocaines qui y glissaient tout leur savoir-faire. Portées sur les épaules le jour des noces, elles étaient censées porter chance au jeune couple. La laine domine, parfois relevée de coton ou de sequins, avec cette palette blanc et crème typique. Petit repère de terrain : les paillettes cousues sur les modèles anciens accrochent la lumière, un bon indice pour distinguer une pièce vraiment traditionnelle d’une réédition.
Paris Berbère
Chez Paris Berbère, le choix donne le vertige : c’est sans doute l’une des collections 100 % berbères les plus fournies qu’on ait vues. Toutes les typologies sont représentées, des grands classiques (Azilal, Beni Ouarain, Boucherouite, Boujaad) aux pièces plus confidentielles comme les Beni M’Guild, M’rirt, Marmoucha, Ourika ou Oulmès, en passant par les Kilim, Talsint et autres modèles vintage. Autant dire qu’un chineur exigeant a de quoi y passer un moment.
Les dimensions suivent la même logique de foisonnement. On y déniche pêle-mêle un Moyen Atlas 300×200, un Rehamna 200×115, un M’rirt 220×170 ou encore un Kilim 220×110, pour ne citer que ces quelques exemples parmi bien d’autres.
Reste la question qui fâche une fois le tapis reçu : où le poser ? Tout dépend de la pièce et de vos habitudes. Au salon, le réflexe classique consiste à le centrer, en prolongement du canapé, pour qu’il fasse office de point d’ancrage. Mais rien ne vous oblige à suivre la règle : dans un grand espace (et beaucoup de modèles Paris Berbère sont généreux en largeur), vous pouvez lui réserver un coin à part, éventuellement surmonté d’une table basse, d’un tabouret ou d’un meuble d’appoint pour poser quelques objets déco.
Dans une chambre, même principe : offrez-lui un espace dédié, en prolongement du lit, histoire de gagner en chaleur et en confort sous le pied au réveil. Une descente de lit fonctionne très bien aussi si la pièce est étroite. Enfin, dans une salle à manger, la logique est purement pratique : glissez le tapis sous la table, en veillant à ce qu’il déborde d’au moins 60 cm de chaque côté pour que les chaises restent dessus une fois tirées. Un détail qui limite les taches et évite le tapis qui gondole à chaque repas.